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Silhouette d'un cheval cabré noir se dressant sur ses pattes arrière sur un fond doré et brumeux, évoquant les logos de Ferrari et Porsche.

Ferrari et Porsche : deux chevaux, deux visions de la performance

À première vue, la confusion est compréhensible.
Ferrari et Porsche affichent toutes deux un cheval cabré noir.
Même posture. Même puissance visuelle. Même imaginaire de vitesse.

Mais réduire cette ressemblance à une imitation serait une erreur.
Car derrière ces deux chevaux se cachent deux récits fondateurs radicalement différents.
Et c’est précisément là que le sujet devient passionnant.


Un logo n’est jamais décoratif

Dans l’automobile, le logo n’est pas un simple signe graphique.
Il condense une vision du monde, une histoire, une culture industrielle.

Ferrari et Porsche l’ont parfaitement compris.
Si leurs emblèmes se ressemblent, ce n’est pas par stratégie marketing commune, mais parce qu’ils puisent dans un imaginaire européen ancien :
celui du cheval comme symbole de puissance, de noblesse et de mouvement.


Porsche : le cheval comme ancrage territorial

Pour comprendre Porsche, il faut regarder une carte.
La marque est née à Stuttgart, dont le nom dérive de Stuotgarten, littéralement « haras ».

Depuis le Moyen Âge, le cheval cabré figure sur le blason de la ville.
Il n’est pas un symbole choisi.
Il est hérité.

Lorsque Porsche crée son écusson dans les années 1950, le cheval s’impose naturellement au centre du logo.
Autour de lui :
– le nom de la marque
– celui de Stuttgart
– les couleurs et emblèmes du Wurtemberg

Le message est clair : Porsche s’inscrit dans une continuité régionale, industrielle et culturelle.
Le cheval n’exprime pas l’héroïsme.
Il affirme l’enracinement.


Ferrari : le cheval comme héritage humain

Chez Ferrari, l’histoire est tout autre.
Le cheval cabré ne vient pas d’une ville, mais d’un homme.

Francesco Baracca, as de l’aviation italienne pendant la Première Guerre mondiale, peignait un cheval noir sur son avion.
Un symbole hérité de son régiment de cavalerie.

Après sa mort en 1918, ce cheval devient un emblème national.
En 1923, Enzo Ferrari rencontre les parents de Baracca.
La mère du pilote lui suggère d’utiliser ce cheval sur ses voitures, pour lui porter chance.

Ferrari attendra pourtant plusieurs années avant de l’adopter officiellement.
Le cheval apparaît en compétition en 1932, puis devient l’emblème de la marque en 1947, sur fond jaune Modène, surmonté du drapeau italien.

Ici, le cheval raconte une filiation émotionnelle.
Un passage de témoin.
Une mythologie personnelle devenue universelle.


Deux dessins, un même imaginaire

Avec le temps, les deux chevaux se sont affinés.
Leurs lignes se sont tendues.
Leur posture s’est rapprochée.

Certains ont évoqué des influences croisées.
Les archives ne confirment rien.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que ces deux logos puisent dans un même socle culturel européen :
le cheval comme incarnation du mouvement, de la domination mécanique et de l’élégance en action.


Ce que ces logos disent du lifestyle automobile

Ferrari et Porsche ne vendent pas seulement des voitures.
Elles vendent une manière d’habiter la performance.

Chez Porsche :
rigueur, ingénierie, continuité.

Chez Ferrari :
passion, récit, émotion.

Deux philosophies.
Deux styles de vie.
Un même symbole, interprété différemment.

C’est aussi cela, le luxe automobile :
transformer une histoire en expérience.


Ma Conclusion ?

Si Ferrari et Porsche partagent un cheval cabré, ce n’est pas un hasard.
C’est la preuve qu’un symbole fort peut traverser les siècles, les frontières et les cultures.

La vraie question n’est donc pas : qui a copié qui ?
Mais plutôt : quelle histoire voulons-nous raconter aujourd’hui avec les symboles dont nous héritons ?

Source :
Article de Lucas Brenot
https://www.sportauto.fr/info-marque/ferrari-porsche-pourquoi-logos-cheval-cabre-447214.html

* Pilote de l'Événementiel et du Marketing, Passionné par l'Automobile * Passionné d'automobile et fort d'une expérience de 35 ans en marketing, je me suis spécialisé dans la création d'événements liés aux sports mécaniques. De 2014 à 2017, je co-organise la RANDO TT OLNE (400 motos/quads). J'ai également orchestré les Porsche Club Francorchamps Days de 2017 à 2020, relancé les événements de LOTUS WALLONIE et promu la FERDINAND CUP en Belgique en 2019. Depuis 2020, j'ai diversifié mes activités en organisant plus de 30 trackdays en Belgique et à l'étranger, ainsi que des stages de pilotage à Francorchamps, au Nürburgring et même en karting. J'organise aussi des voyages de groupe pour passionnés. Je suis également fier d'être l'organisateur local du Distinguished Gentleman's Drive (DGD) depuis 2023.

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